La longue lutte pour le droit à l’avortement au Portugal
Je viens vous parler d’un pays où les femmes son jugées par avortement.
De femmes qui affrontent des audiences dans les tribunaux pendant des mois.
De femmes attrapées par la Police Judiciaire à l’a porte de l’endroit où elles ont fait l’avortement et menées pour rendre des déclarations ou pour se soumettre à des examens médicaux qui prouvent qu’elles ont avorté. Au cours des cinq années dernières, trente femmes ont été jugées. La communication sociale a fait la couverture de ces jugements, mais à la décennie précédente, les quatre-vingt cas de femmes jugées ont passé en silence.

Je viens vous parler d’une longue lutte de presque trente ans pour que les femmes au Portugal acquièrent le droit à décider de sa maternité, de sa sexualité, du droit à son corps. Cette-ci fut aussi une lutte séculaire, car les femmes ont toujours été dés appropriés de leur corps tout au long de l’Histoire. Un corps qui a été valorisé en fonction de maternités forcées sans droit de décider.

Au Portugal, à la fin des années 60, ce furent des associations tel que UMAR (Union de Femmes Alternative et Réponse) et d’autres groupes féministes qui ont fait de la pression sur le Parlement pour que la légalisation de l’avortement fusse mise à l’agenda politique. Ce fut le cas, mais la loi alors approuvée entravait la décision de la femme. Seulement les cas de malformation du fœtus, danger de vie pour la femme ou violation furent pris en considération. Et même dans ces cas, les difficultés sont innombrables pour que la loi soit appliquée. Juste 2% des cas d’avortement au Portugal sont faits à l’abri de la loi. On estime vingt-mille cas d’avortement clandestins par an.

Au long des derniers vingt ans, la lutte a été dure. Contre la hiérarchie de l’Église Catholique, contre la Droite et le conservatisme.

On a eût un référendum en 1998 qui ne fut pas vinculatif, car à peine 40% de la population a voté. Le “Non” a gagné par une modique majorité. Pourtant, ce référendum a été accepté politiquement par les partis avec siège au Parlement. Après le référendum, on a voulu imposer du silence dans le pays sur cette affaire. Mais les jugements de femmes ont mené les mouvements de solidarité jusqu’aux portes des tribunaux.

La Droite commença à éprouver des difficultés en admettre qu’elle était en faveur de ces jugements. Une pétition de plus de cent vingt mille personnes a exigé un nouveau référendum pour changer la loi. Mais la majorité de droite au Parlement a voté contre.

En août de l’année dernière, le gouvernement de droite fut confronté avec la tentative du bateau de “Women on Waves” d’entrer au Portugal. Le gouvernement a interdit son accès, ayant même placé deux corvettes en haute-mer pour empêcher le bateau d’entrer dans nos eaux. Cette attitude a encore plus isolé le gouvernement, ce qui a contribué pour accélérer sa défaite aux élections dernières.

La Gauche a gagné les élections. Par conséquent, une proposition pour la réalisation d’un nouveau référendum fut approuvée. Pourtant, le Président de la République, qui est un homme de gauche, et qu’ici en France a dit être solidaire avec les femmes jugées par avortement au Portugal, en réponse à une jeune fille qui lui a posé la question dans une école, a décidé de ne pas avancer avec la convocation du référendum. Son excuse fut que ça irait tomber sur le mois de juillet. Le fait est qu’avec cette attitude, ce ne sera pas lui a convoquer le référendum, mais si le nouveau président élu au début de l’année prochaine, il étant bien probable que ce soit un homme de droite.

La Droite ne veut pas de référendum, parce qu’elle sait qu’il y a de fortes probabilités de perdre. Donc, elle fait du chantage. Pour qu’un référendum à la Constitution Européenne se produise en octobre, en même temps que les élections municipales, il faudra changer notre Constitution et ça pourra seulement être fait avec, aussi, le vote de la droite au Parlement. Le Président de la République est fort engagé a l’ “Oui” à la Constitution Européenne, laissant donc traîner celui pour l’avortement.

J’espère bien que le “Non” français à cette Constitution Européenne s’avère une grande victoire. Ce serait une bonne fessée pour ceux qui au Portugal essayent, une fois de plus, de faire des droits des femmes monnaie de change.

Nous voulons que la loi soit changée tout de suite, avec référendum ou pas. Mais le Parti Socialiste s’est engagé avec le référendum lors des dernières élections et ne veut pas faire avancer le changement de la loi au Parlement. Voyez bien dans quelle mêlée nous en sommes.

Certes d’entre nous menons trente ans de cette lutte. Mais nous ne sommes pas fatiguées.
D’autres, plus jeunes, se sont jointes à nous entre-temps.
L’outrage qu’on nous fait de nous refuser un droit de citoyenneté tel celui de décider de notre sexualité et de notre maternité, fait augmenter la révolte dans un numéro grandissant de femmes.

Les gouvernants pressentent le pays comme étant en train d’accéder à la modernité. Si seulement c'était au numéro de cellulaires. C' est vrai que nous sommes le pays avec le plus grand numéro de cellulaires par habitant, mais, par contre, celui où on juge encore les femmes par avortement.

La solidarité internationale est très important pour nous. La télévision et les journaux français sont allés plusieurs fois au Portugal et fait des reportages et cette est une question fondamentale pour faire pression sur les gouvernants. Une directive qui fussent approuvée par le Parlement Européen pour exercer de la pression sur les pays avec législation prohibitive pour la changer serait aussi essentielles.

Votre action, les réseaux de solidarité crées sont aussi d’une importance vitale. Le mouvement féministe est toujours devenu plus fort dû aux liens de la solidarité internationale.

Je finis, évoquant une des phrases les plus criés par les femmes de la Marche Mondiale à New York en l’année 2000:
“So, so, solidarité avec des femmes du monde entier”
Manuela Tavares

UMAR - União de Mulheres Alternativa e Resposta - Este endereço de e-mail está protegido de spam bots, pelo que necessita do Javascript activado para o visualizar
( Associação qui integre la Coordonnatrice de la Marche Mondiale des Femmes au Portugal avec les associations suivantes: : AJP- Este endereço de e-mail está protegido de spam bots, pelo que necessita do Javascript activado para o visualizar ; AMCV- Este endereço de e-mail está protegido de spam bots, pelo que necessita do Javascript activado para o visualizar ; Clube Safo - Este endereço de e-mail está protegido de spam bots, pelo que necessita do Javascript activado para o visualizar ; Ilga Portugal - Este endereço de e-mail está protegido de spam bots, pelo que necessita do Javascript activado para o visualizar ; Não te prives - Este endereço de e-mail está protegido de spam bots, pelo que necessita do Javascript activado para o visualizar ; Rede de Jovens para a Igualdade- Este endereço de e-mail está protegido de spam bots, pelo que necessita do Javascript activado para o visualizar ; )

Marche Mondiale des Femmes
Marseille-28/29 Mai, 2005
Fórum: Sexualité, Avortement, Contraception et Santé